Portrait d'artistes et d'artisans d'ici

Ce projet est entièrement réalisé par Manon Dumas Artiste Photographe

Aux Trois Couvents est très fier d’encourager les acteurs culturels qui œuvrent au sein de la Côte-de-Beaupré. Manon Dumas est une artiste photographe d'ici d’un immense talent.

Au cours de la dernière année, elle a entamé un projet alliant l’art et l’humain. À travers ses portraits et ses textes, elle souhaite faire découvrir les facettes cachées et plus personnelles des créateurs d’ici.

Nous sommes emballés par le résultat et souhaitons le faire découvrir au plus grand nombre. C’est pourquoi nous sommes heureux de présenter ici son projet en intégralité, afin qu’il perdure encore longtemps.

MANON Dumas

artiste photographe

Ce projet est né d’un désir de rencontrer des gens et d’assouvir une certaine curiosité à entrer dans les ateliers des artistes. J’ai pris le temps d’ÊTRE avec chacun des artistes. À écouter leurs histoires, me parler de leurs démarches, partager sur nos vies, échanger sur les espoirs que nous portons, discuter sur des sujets quotidiens, rire. Et même pleurer, parfois. Assise dans leur atelier, sur un fauteuil dans leur salon, dans les marches à regarder leurs œuvres, debout concentrée à les écouter, à prendre des notes dans mon carnet. Puis, je les photographiais dans leur univers de création, d’inspiration.

Dans mon quotidien, j’aime être avec les gens, m’inspirer d’eux pour créer. J’aime les écouter. J’aime sentir dans leur regard la passion qui les anime. J’aime photographier les rencontres à travers le regard, les mains, les sourires, les personnes. J’aime échanger sur nos parcours de vie, nos visions du monde, nos aspirations. Au fil des rencontres, je m’attarde aux détails, à la singularité et le caractère unique de chaque personne. À mes yeux, rencontrer une personne n’est pas banal. Je suis convaincue que les rencontres transforment les vies.

Photographier pour écouter, simplement. Photographier pour ne pas oublier, essentiellement. Photographier parce que nous créons, surtout.

Manon Dumas

Facebook Manon Dumas

ANIK Lachance
peintre collagiste

Notre premier contact fut par téléphone. Tout de suite, nous avions plein de choses à nous raconter. Le lien était déjà tissé. C’est comme ça qu’un matin d’octobre, je me suis pointée chez Anik, à L’Ange-Gardien. Après avoir discuté autour d’un thé dans sa cuisine champêtre, elle m’a fait connaître son univers de création et fait visiter ses deux ateliers. Le premier au sous-sol, entre le poêle à bois et ses pinceaux. Elle me raconte son parcours de vie, ses études et la venue de ses enfants. Pour elle, la famille est importante. Sculpteure de formation, elle me parle de sa démarche, de l’importance de l’ajout de matières dans ses œuvres. Elle crée au gré des saisons : l’été, elle s’inspire et l’automne, elle produit et récolte. Après 16 ans de pratique professionnelle, elle ressent maintenant le besoin de créer sur un support plus léger, le papier. Je l’observe à travers ma lentille, concentrée devant ses toiles, sous une lumière tamisée. Nous sommes montées dans son autre atelier. Un atelier lumineux, tout en couleurs, orné d’un vase de fleurs coupées et de collages. En discutant de ses toiles, elle m’a dit qu’elle aime quand les gens lui acheminent une photo de ses œuvres dans leurs nouveaux milieux, parce qu’elle aime voir où ses créations vivent. J’ai trouvé ça beau.

Blog Dans l'atelier d'Anik


GIOVANNI Gerometta

mosaïste et peintre 

Intimidée par sa renommée internationale, j’ai traversé le boisé pour me rendre chez Giovanni Gerometta, propriétaire de la galerie d’art Mont-Sainte-Anne. Souriant, il était prêt à me recevoir. En entrant dans son studio, j’ai été impressionnée par le mur rempli de petits tiroirs de bois, où sont triés par couleurs ses morceaux de verre. Giovanni Gerometta est mosaïste et peintre. Il crée tous les jours dans son studio. Pour lui, il est essentiel d’avoir un lieu de travail paisible et inspirant. Il m’a posé des questions sur mes amours, mes enfants, ma vie. Il m’a raconté quelques bribes de son enfance en Italie, sa famille, la guerre. Il m’a aussi parlé de sa femme, Andrée, impliquée dans ses projets. Tout jeune, il avait beaucoup de talent pour le dessin, ses parents l’ont inscrit à l’École de Mosaïque du Frioul à Spilimbergo. Arrivé au Canada à 19 ans, il a travaillé avec le célèbre mosaïste Del Mistro à la Basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré. Sa carrière artistique a pris son élan en 1976, lorsqu’il est devenu célèbre pour ses paysages, ses oies, sa proximité avec la nature. Sa formation en mosaïque a beaucoup simplifié ses dessins et orienté sa peinture.
Avant de partir, il m’a dit : « Pour bien vivre, il faut apprivoiser la mort. Tu sais, après 80 ans, chaque jour est un cadeau. » 

Galerie Mont-Sainte-Anne


ANNIE Lévesque
peintre 

Après mon entrée à la Galerie Ni Vu Ni Cornu où Maki (le chien de l’artiste) m’a accueillie, Annie m’a saluée, avec le sourire que je lui connais. J’ai pris le temps d’écouter les nombreux projets sur lesquels elle travaille actuellement. Par la suite, nous sommes allées dans son atelier qui se trouve au deuxième étage de cet ancien hôtel. En haut, toute une atmosphère s’y trouve. Tout est en bois, les planchers craquent et les fenêtres à carreaux attirent mon attention. On sent encore la vie d’une autre époque propice à la créativité. Elle me montre ses cahiers de croquis d’où naissent ses inspirations. Dès l’adolescence, Annie a été initiée à la peinture par sa mère. Comme elle a un vif intérêt pour l’histoire, ses tableaux-rencontres commémorent des moments importants de la vie des lieux et des gens. Elle aime se questionner sur le rapport de l’être humain dans son environnement. Tout comme moi, dans ce projet. Nous échangeons sur l’humanité. Elle ressent le besoin de vivre ce qu’elle peint, sinon l’œuvre n’a pas une charge émotionnelle et une symbolique assez forte pour naître. Annie est audacieuse : elle aspire tout simplement à l’épanouissement.

Annie Lévesque


 

PIOTR Mazur
guitariste

Piotr m’a reçue dans son salon, avec un thé et des biscuits. Et son chien. Très humble, il était gêné que je désire le rencontrer pour le photographier. Assis sur le fauteuil, sa guitare à la main, avec son regard perçant et son petit accent, il n’hésite pas à jouer quelques airs rythmés et tziganes. D’un père militaire et d’une mère peintre, Piotr a grandi à Kraśnik, pas loin de Lublin, en Pologne. La musique a fait partie de sa famille, son grand-père paternel était membre d’un orchestre, avant de partir pour la guerre. Après avoir voyagé et travaillé en Europe, Piotr étudie la psychologie pour assouvir sa curiosité de connaître l’autre. Je l’écoute me raconter sa vie, ses débuts en musique. Une fois arrivé au Canada, il continue à jouer dans les bars, rencontrant plein de musiciens de partout, qui influencent sa pratique musicale. Il a travaillé longtemps dans un magasin de musique sur la rue St-Jean, à Québec. Comme il m’a dit, avec le sourire, c’est la guitare qui l’a choisi. Influencé par les « protest songs », le style original de sa gamme de blues est donc une partie intégrante de sa vie. Pour lui, composer de la musique, c’est recréer une ambiance vécue dans le passé. Piotr est un grand amoureux de la musique. Ça se voit dans son regard. Et ça s’entend du bout de ses doigts.

Piotr Mazur


SANDY Cunningham

peintre

Sandy m’a accueillie à Château-Richer, dans la maison paisible où elle a grandi avec sa mère et son frère, entourée de livres. Elle vient travailler tous les jours dans son atelier. La vue sur le fleuve et l’île d’Orléans y est magnifique. Ce n’est pas étonnant qu’on sente la présence de l’eau et de la nature dans ses œuvres, par les choix de couleurs, les mouvements. Sandy vient d’une famille débordante d’imagination. Elle m’a parlé de sa vie dans le Bas-Saint-Laurent et de ses études en arts multidisciplinaires, puis en photographie. Après le dessin, qui lui demandait beaucoup de minutie, elle y a mixé la peinture. Pour plus de mouvement, de gestuelle et d’expression. Sandy et moi avons échangé sur les plantes médicinales et le Guatemala. Et sur les lectures personnelles qui nous ont inspirées et qui prennent place dans nos quotidiens. Elle vit de son travail d’artiste depuis 2013. Sandy s’inspire de ses photos de voyage, de son environnement, de la nature. Elle est dans une démarche exploratoire en ajoutant du végétal dans ses œuvres ou en faisant des pochoirs avec des matières organiques. Elle désire pousser ses limites artistiques pour s’accomplir pleinement en tant que peintre. Elle rêve de visiter le Grand Nord pour y photographier la faune et la flore, pour s’inspirer. Et continuer à créer.

Sandy Cunningham


 

ANNIE Turmel

ébéniste artisane

Quand je suis arrivée chez Annie, il y avait des clients de Niagara Falls. J’ai eu le temps de regarder une partie de son travail, d’admirer la vue sur l’île d’Orléans et de me promener sur son terrain rempli d’arbres matures. Un endroit parfait pour une ébéniste. Une fois les présentations d’usage faites, elle m’a fait visiter son atelier d’ébénisterie. Annie est originaire de Joly, petite ville de Lotbinière. Issue d’une famille de neuf enfants, elle a suivi sa mère en faisant des allers-retours en Floride, ce qui lui a permis d’apprendre l’anglais. Elle est arrivée sur la Côte-de-Beaupré à 18 ans pour travailler. C’est ici qu’elle y a rencontré l’amour : Donald, son mari et le père de ses enfants. C’est à 38 ans qu’elle ressent le besoin de créer, d’être bien et de vivre de son art. C’est l’ébénisterie qui lui a révélé qu’elle était une artiste. Depuis, elle a créé plusieurs centaines de cabanes d’oiseaux originales et colorées et tout autant d’objets utilitaires. J’ai découvert une femme généreuse, ayant un parcours de vie audacieux. Une femme ayant foi en la vie.  Pour Annie, il est important d’oser, de se laisser inspirer par la nature et de s’écouter. Parce qu’il n’y a pas qu’un seul chemin dans la vie… l’important est de trouver le sien.

Atelier Redmark  418.827.8179


NATHALY Lessard &
MARIE-CHANTAL Lachance

peintres muralistes

Nathaly et Marie-Chantal ont un atelier bien fenestré, à L’Ange-Gardien. Le plafond est haut et notre regard est attiré par les dizaines de pots de peinture installés sur le mur du fond. Un atelier à la grandeur de leurs ambitions. Sur leurs tables de travail, des pinceaux de différentes grandeurs, des taches de peinture de projets réalisés. Le mélange de couleurs est harmonieux et on sent tout de suite une joie et une énergie contagieuses. Une boisson chaude à la main, je me disais que j’avais un beau défi devant moi : photographier ces deux artistes, tout en rendant le caractère unique de chacune. Marie-Chantal vient de Ste-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Nathaly est originaire de Québec. C’est sur les bancs du cégep Sainte-Foy qu’elles se sont connues. Depuis, elles ne se sont jamais lâchées. Déjà à l’université, leur implication pressentait une complicité peu commune. Leur démarche est centrée sur le cœur, l’authenticité, le besoin de faire une différence. Leur travail exige beaucoup de recherche, fait appel à la mémoire collective et fait en sorte que les gens se racontent à travers les murales. Résidentes adoptives de la Côte-de-Beaupré, ces voisines-amies-belles-sœurs-artistes-complices prennent racine ici. Elles sont fières d’y habiter et de transmettre à leurs enfants ce sentiment d’appartenance fort à la région. J’ai rencontré ces femmes de cœur et de talent, par une belle matinée de novembre.

Sautozieux


 

MARTINE Latulippe

auteure

Je suis arrivée chez Martine, un matin un peu pressée par le temps. J’étais très nerveuse de rencontrer et photographier une auteure. C’est un métier qui m’a toujours impressionnée. Je me tiens devant sa maison ancestrale de L’Ange-Gardien, chargée de mon matériel photographique. Je me dis que la maison devait être bien chaleureuse. Elle m’ouvre la porte, avec un sourire et un regard sincères. Assises l’une devant l’autre, à la table de cuisine, j’écoute Martine me parler de son métier d’écrivaine, de son art des mots, de sa vie qu’elle a bâtie. Quand elle me dit qu’elle a lu beaucoup parce qu’elle était gênée, je la comprends, me cachant moi-même derrière mon appareil-photo pour entrer en contact avec les gens. Aussi, elle me confie que, dans un premier temps, elle écrit tout à la main, que le contact du crayon et du papier est important pour elle. Elle apprécie tous les jours son métier, qu’elle juge profondément utile. Puis, Martine m’a emmenée dans son bureau, une pièce d’un jaune orangé, avec des livres et des signets partout, où j’imagine très bien le point de départ de nombreuses histoires. Pour écrire ses livres, elle s’inspire du quotidien, d’une anecdote de la vie de tous les jours. Comme elle le dit : La lecture est une habitude de vie, la littérature aide à mieux comprendre ce qui nous entoure.

Martine Latulippe


FRANCINE Trudel

artisane verrière

En stationnant ma voiture, je constate la présence de beaux vitraux, un accueil lumineux et tout en couleur. Après avoir déposé ma veste, Francine m’invite à passer au salon où nous prenons le temps de nous connaître davantage. Mère de trois enfants, elle a suivi des cours de vitrail quand sa marmaille était encore toute petite. Elle m’a demandé si j’avais aussi des enfants. Un moment de partage entre mamans. Elle m’a parlé de son parcours, de ses études en diététique, puis de ses cours de verre fusion et de sa récente formation aux États-Unis. En descendant dans son atelier, elle m’a confié qu’elle a toujours été fascinée par les vitraux à l’église, par la transparence et les jeux de lumière. Fascinée aussi pas le paradoxe du verre, ce matériau très particulier : il est délicat et fragile, tranchant, tout en étant solide. On s’en méfie. Je l’écoute attentivement, curieuse de voir la transformation du verre. Francine m’explique aussi les différentes techniques. Elle se tient à jour et les diversifie. Je suis impressionnée de voir ses étagères remplies de verres colorés. On constate facilement la place que la nature occupe dans son univers de création. L’été et l’automne l’inspirent. Quand l’hiver arrive et que la nature est endormie, Francine va dans son atelier pour laisser aller sa créativité et rallumer le soleil.
Vitr'Art


 

FRANÇOISE Lavoie

sculpteure

Derrière les ornements végétaux de l’atelier Paré, sur l’avenue Royale à Ste-Anne-de-Beaupré, je suis allée rencontrer Françoise Lavoie, une sculpteure autodidacte. Originaire de Chicoutimi, toute jeune Françoise est partie étudier l’orfèvrerie et la bijouterie en Angleterre. Elle est restée en Europe pendant cinq ans. C’est de retour au Québec qu’elle a décidé, accompagnée de son mari, de racheter le fond de commerce du maître sculpteur Alphonse Paré. C’est de lui qu’elle a appris le travail du bois. Elle et son mari se considèrent comme les passeurs et protecteurs des œuvres de Monsieur Paré. Ils se sont donnés comme mission de préserver son héritage artistique, promouvoir son apport à l’art, garder ce patrimoine vivant et d’accueillir à leur atelier les milliers de visiteurs depuis maintenant 75 ans. Pendant qu’elle sculpte des figurines, j’écoute Françoise attentivement me parler de sa vision du monde, de ses recherches artistiques, de ses questionnements. C’est une femme colorée, féministe et informée sur ce qui se passe dans le monde. Pour elle, l’art, c’est une façon de communiquer quelque chose, de partager avec les gens, de susciter une réflexion plus approfondie, de voir au-delà de ce que l’œil perçoit. Par le biais de la sculpture, elle pose un regard nouveau, une interprétation très personnelle de cet Économusée de la sculpture et des légendes.

Atelier Paré


DENIS Lebel

ferronnier d'art

Je suis allée rencontrer Denis Lebel par un après-midi d’automne, dans sa forge, derrière sa maison, à L’Ange-Gardien. Sur le toit, on y voit un beau coq en cuivre. En m’attendant, il avait préparé son feu pour travailler le fer. C’est donc dans le ronronnement de la forge, son environnement quotidien de création, que j’ai appris à connaître Denis. Originaire de Saint-Gabriel-de-Valcartier, il déménage dans Portneuf à 19 ans, où il apprend le métier de ferronnier d’art, un métier traditionnel et noble. En 1991, il joint les rangs de la Forge à Pique-Assault, à l’île d’Orléans. En 2004, il ouvre son atelier de ferronnerie d’art. Denis, c’est un passionné. Son métier exige non seulement d’être habile à utiliser marteau et enclume mais aussi de bien gérer le feu, bien l’oxygéner pour travailler le fer, le rendre rouge juste à point. Ce matériau assez complexe et capricieux. Denis est impressionné de constater que malgré la dureté de la matière première avec laquelle il travaille, il arrive à réaliser des œuvres si fines et délicates. Je remarque sur son poêle un texte qu’il a écrit et qui parle de la Côte-de-Beaupré. À travers ses mots à la craie sur le fer, on sent tout son respect envers la nature, son immensité. Et surtout son attachement à sa région d’adoption.

Denis Lebel


 

 

LISETTE Rousseau

artiste point de croix compté

La maison où m’attendait Madame Rousseau se trouve au tout début de Château-Richer. Il neigeait et les flocons laissaient présager une rencontre belle et douce. Nous avons discuté dans un salon tout rose, où sont accrochées ses œuvres au point de croix compté. Je suis épatée devant toute la patience et la minutie de cette femme. Toute jeune, elle passait ses étés chez ses grands-parents dans le Bas-du-Fleuve. C’est sa grand-mère, chapelière et couturière, qui lui a transmis ses connaissances, cette passion pour les fils, les couleurs, les fibres. Auparavant, le point de croix compté on appelait ça « faire de la tapisserie » tellement c’était précis. Elle m’a dit, avec beaucoup d’amour, qu’elle aurait tant souhaité que sa grand-mère soit là, pour qu’elle puisse voir tout ce qu’elle a fait avec ce qu’elle lui a transmis. Madame Rousseau m’a fait visiter son atelier rempli de fils, de fleurs, d’aiguilles, de rubans, de feutres. Pour cette femme originaire de Sainte-Anne-de-Beaupré, l’inspiration lui vient à partir de photos ou d’images qu’elle trouve dans des revues. Madame Rousseau me disait que quand elle brode, elle oublie tout et se concentre sur la beauté de ce qu’elle crée. Je ne m’étais pas rendu compte que j’avais passé l’après-midi en entier, à échanger avec cette dame qui peint avec une aiguille.

Lisette Rousseau 418.824.4939


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