Naissance et croissance
du pèlerinage à Sainte-Anne-de-Beaupré

Lieu de pèlerinage majeur, le Sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré accueille chaque année autour d’un million de pèlerins venus des quatre coins du monde. La dévotion à sainte Anne a connu une évolution impressionnante depuis le 17e siècle.

1658

Une première chapelle dédiée à sainte Anne est érigée à Sainte-Anne-de-Beaupré, qu’on appelait alors Sainte-Anne du Petit-Cap.

 


1661

La première chapelle ayant été construite trop près de la rive, on construit une nouvelle église plus loin de l’eau.


1663

Le village de Château-Richer organise son premier pèlerinage collectif à Sainte-Anne-du-Petit-Cap.

 


1667

La fête de sainte Anne devient obligatoire en Nouvelle-France. Un premier recueil de miracles est publié.


1676

L’église de 1661 ne répondant plus aux besoins, on élève une première église de pierre à Sainte-Anne-de-Beaupré. Restaurée plusieurs fois et agrandie, cette église servira au culte jusqu’en 1876.


1844

Le Charles-Édouard est le premier bateau à vapeur à transporter des pèlerins à Sainte-Anne-de-Beaupré.


À partir de 1875

Le pèlerinage connaît une croissance importante.

D’environ 12 000 pèlerins par année entre 1800 et 1875, on passe à 135 000 en 1900.

En plus des bateaux à vapeur, plusieurs facteurs expliquent cet afflux de pèlerins. En 1876, une nouvelle église est inaugurée et on proclame sainte Anne patronne de la province ecclésiastique de Québec. Léon XIII élève l’église au rang de basilique mineure en 1887. À partir de 1889, un chemin de fer relie Québec à Sainte-Anne-de-Beaupré.


1922

Un incendie ravage complètement la basilique. Les travaux de reconstruction débutent en 1923 et cette dernière église est officiellement consacrée en 1976. 

… Dans son récit de voyage qui relate son séjour en Nouvelle-France en 1749, le botaniste Pehr Kalm raconte que les navires qui remontent le fleuve ont l’habitude de tirer une salve d’artillerie en passant devant l’église à Sainte-Anne.  

C’est là une façon pour les marins de remercier la sainte de leur avoir permis d’arriver à bon port.

L’église de Sainte-Anne, James Pattison Cockburn (1779-1847), 26 septembre 1829. Bibliothèque et Archives Canada, R9266-141.

Vue éloignée de la façade et du profil droit, de l'ancienne église de Sainte-Anne-de-Beaupré, vers 1875. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P560,S1,P190, fonds J. E. Livernois Ltée.

Vue éloignée [avec] en avant-plan le train et plus loin la façade et le profil droit de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, J. E. Livernois, vers 1900. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P560,S1,P1103-3, fonds J. E. Livernois Ltée.

Vue intérieure de la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré après l'incendie du 29 mars 1922, W.B. Edwards, entre 1922 et 1944, carte postale. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, CP 028302 CON.

L’incendie, 29 mars 1922, Ste. Anne de Beaupré, C.T. American Art, entre 1915 et 1930, carte postale. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, CP 1976.

La coupole de la tour de la basilique s’est écroulée durant l’incendie, mars 1922, William B. Edwards (1881-1944). William B. Edwards, Bibliothèque et Archives Canada, PA-147856.