Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente

Un vestige du régime seigneurial

 

Carte montrant l’emplacement de Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente, au cœur de Saint-Joachim. Carte : MRC de la Côte-de-Beaupré.

Avec ses cinq habitants et sa superficie d’un demi-kilomètre carré, Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente peut se vanter d’être l’une des plus petites municipalités du Québec.

 

Située au cœur de Saint-Joachim, cette minuscule municipalité de paroisse est un vestige du régime seigneurial. Elle est administrée par le Séminaire de Québec, auquel Mgr François de Laval a cédé la seigneurie de Beaupré en 1680 afin de subvenir aux besoins matériels des prêtres.

 

En 1916, une loi est votée pour détacher du territoire de Saint-Joachim des terres appartenant toujours au Séminaire, ce qui les exempte des taxes municipales. Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente voit alors le jour. Depuis sa création, la municipalité a cependant vu son territoire rétrécir considérablement, en raison notamment de la vente au gouvernement fédéral de ce qui est devenu la réserve nationale de faune du Cap-Tourmente en 1969.

 

Le château Bellevue (1779) et la chapelle de Saint-Louis-de-Gonzague (1780-1781) au Petit Cap à Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente. Photographie : Myriam Mathieu-Bédard.

Aujourd’hui, Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente abrite surtout quelques bâtiments appartenant au Séminaire de Québec sur une propriété privée située au Petit Cap. On y retrouve entre autres la chapelle Saint-Louis-de-Gonzague, bâtie en 1780-1781, ainsi que le Château Bellevue, qui sert de retraite estivale aux prêtres et dont la majeure partie de la construction a été réalisée en 1779.

...malgré l’abolition officielle du régime seigneurial en 1854, le Séminaire de Québec demeure propriétaire de ce qu’on continue d’appeler la « seigneurie de Beaupré » ou les « terres du Séminaire ». Il s’agit en fait de presque 1 600 km2 de terres forestières non concédées entre Sainte-Brigitte-de-Laval et la rivière du Gouffre.  

Ce vaste territoire continue de générer des revenus pour le Séminaire de Québec. Il est aujourd’hui surtout utilisé par des clubs de chasse et de pêche ainsi que pour la coupe du bois.